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Langues et travail

Clause Molière, rencontre avec des ouvriers : «Parler français ? Il n’y a pas de Français sur les chantiers»

Mis à jour : 25 Mar 2017

Libération, Brina Svit, 22 mars 2017

Nous sommes au rez-de-chaussée du bungalow qui sert de vestiaire, de cuisine et de salle à manger du chantier. Il est midi, c’est l’heure du déjeuner. «Venez à la pause de midi. C’est le seul moment tranquille de la journée. Il y a trop de bruit sur le chantier en ce moment, on fait du terrassement. Puis ils seront tous là», m’a proposé José, chef de chantier. Ouf, enfin une proposition généreuse. Il faut dire que - la clause Molière oblige (1) -, ce n’est pas facile de parler aux ouvriers en bâtiment en ce moment.

Je suis allée voir plusieurs fois l’énorme chantier de la Sorbonne Nouvelle près du cimetière Picpus : à vélo, ce n’est pas loin, et j’aime bien la vue dégagée sur l’un des cimetières les plus secrets de la capitale. J’ai laissé une lettre pour le responsable du chantier, expliquant que je voulais écrire quelque chose sur le cosmopolitisme sur les chantiers et la clause Molière qui s’y mêle depuis peu. La réponse a été simple et tenait en une seule phrase courte : impossible, et ce n’est pas la peine d’insister. Lire la suite...>>>

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