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Langues et développement (Colloques)

Linguistique pour le Développement. Modèles épistémologiques, enjeux et perspectives (appel à communication réseau POCLANDE, date limite 30 décembre 2017)

Mis à jour : 26 Nov 2017

Argumentaire

Si La linguistique pour le développement (LPD) est aujourd’hui une théorie en plein essor, c’est en raison de l’adéquation de ses champs de recherche avec l’exigence de la quête de solutions aux nombreux obstacles du développement économique et sociétal. Ce dynamisme résulte également de la prise de conscience, ces dernières années, de la place prépondérante des langues et cultures dans le traitement des questionnements soulevés par le Développement.

La LPD est une pratique ancienne. Si cette dénomination ne s’est établie que très récemment avec les travaux de H. Tourneux (2009, 2015), G. Agresti (2014), C. R. Abolou (2008), P. G. Djité (2008), entre autres, elle est suggérée depuis de nombreuses années, par les analyses de chercheurs, de linguistes en particulier. L’objectif de ces derniers a été et reste la mobilisation des ressources linguistiques, anthropologiques et culturelles en vue de la recherche de solutions aux problématiques liées au développement économique et sociétal.

Le point départ de la LPD a été l’analyse de l’interaction entre les langues, avec pour horizon la promotion des langues dominées et des cultures minoritaires. Elle s’est alors engagée dans l’Education pour Tous et dans l’alphabétisation des populations dans les langues locales. Puis, elle a investi, au fil des ans, de nouveaux paradigmes. Elle a ainsi dépassé le cadre des revendications linguistiques et identitaires. Elle s’est également démarquée de la ferveur protectionniste motivée par les «craintes millénaristes» (L-J Calvet 2013) de l’extinction des langues et propagées par les doctrines écolo-linguistiques. Celles-ci ont généré des postures défensives et ouvert, dans le champ du commerce entre «grandes et petites langues», des conflits qui ne profitent, au demeurant, toujours qu’aux premières.

A rebours de ces préoccupations qui ne se concentrent que sur les langues per se, la LPD a fait des populations l’objet central de ses pratiques. Prendre le parti des populations qui parlent les langues plutôt que défendre les langues elles-mêmes, réfléchir aux moyens d’améliorer leurs conditions de vie surtout celles des plus fragiles, c’est ainsi que pourrait être résumé le crédo de la LPD.

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