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Colloques et séminaires 2017

Le multilinguisme et le développement humain en débat

Mis à jour : 13 Nov 2017

Dimanche, 12 Novembre 2017
Par DDK | Il y a 17 heures 14 minutes | 368 lecture(s)
Tizi-Ouzou Université Mouloud Mammeri
«Le multilinguisme en recherches doctorales», «L’attitude linguistique des Tizi-Ouziennes vis-à-vis des dialectes et langues» ou «La capitalisation du multilinguistique dans le développement humain», sont, entre autres, les thèmes abordés lors d’un colloque international organisé à l’université de Tizi-Ouzou en fin de semaine dernière.

La politique du multilinguisme dans un pays se règle, en général, dans le cadre de sa culture et de son système politique, du moment que la gouvernance de la langue fait partie de la gouvernance générale, estiment les spécialistes. Qu’en est-il exactement de l’impact du multilinguisme sur le développement humain ? Une question essentielle qui était donc au centre de ce colloque international organisé par l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, les 7, 8 et 9 novembre derniers. Plusieurs communications ayant trait au multilinguisme et au développement humain, sous toutes ses formes, ont été programmées en trois langues (arabe, français et anglais) tout au long de ces 3 journées. La politique linguistique dans la société, en général, et à l’université algérienne, en particulier, étaient l’une des thématiques traitées par les chercheurs et spécialistes, lors de ce rendez-vous. Abordant le thème «Le multilinguisme en recherches doctorales» dans l’université algérienne, Dr Farida Bouarab-Dahmani, de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, dira : «C’est comme un Algérien qui parlerait le français au travail, le kabyle en famille et l’arabe en société, du fait qu’il vit à Constantine par exemple. En résumé, les mots multilinguisme et plurilinguisme décrivent le fait qu'une communauté (ou personne) soit capable de s'exprimer dans plusieurs langues». Face à l’anglais, cette langue dominante qui est la plus sollicitée dans la diffusion des savoirs, la majorité des langues se trouvent, aujourd’hui, dans une position complexe qui vire à la marginalisation pour certaines, et ce, bien que l’élaboration, la diffusion et la transmission des savoirs n’ont jamais été le fait d’une seule langue et/ou culture», souligne l’intervenante. Pour le cas de l’Algérie, et malgré la situation linguistique qui est celle d’un multilinguisme, la langue arabe est déclarée, seule, langue nationale et officielle dès l’indépendance. Or la langue arabe coexiste avec d’autres langues, notamment le berbère. «Le français est largement usité au quotidien et est essentiellement utilisé dans l’enseignement supérieur, en particulier l’enseignement des sciences et technologies», rappellera Dr Farida Bouarab-Dahmani.

Quatre langues utilisées à travers les universités algériennes
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