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Le double en traduction... (Appel à communication)


Zuletzt aktualisiert: 16 Okt 2008
L'axe « Traductologie, Linguistique, Corpus et Société » du centre de recherche « Textes et Cultures » (EA 4028) organise à l'Université d'Artois (Arras) 2 journées d'études intitulées :

Le double en traduction ou l'(impossible) entre-deux ?

1ère journée : 19/11/2009
2nde journée : 18/11/2010

Texte de cadrage :

Aborder la question du double en traduction peut paraître relever de la tautologie tant le binarisme est inhérent à la traduction et à sa théorisation. Il s'agit en effet de produire, de re-créer un texte

second, un texte d'arrivée entretenant avec le texte de départ des relations d'équivalence, d'analogie (vs. identité), une sorte de reflet qui, comme tel, implique des déformations plus ou moins importantes. Non seulement la pratique se situe de facto dans le binarisme mais la théorie lui a emboîté le pas dès ses balbutiements. Cicéron, relayé par Jérôme et de nombreux autres au cours de l'histoire jusqu'à aujourd'hui, mentionnera deux manières de traduire qu'on opposera sans doute
abusivement au point de développer une vision strictement manichéenne de la traduction : la bonne et la mauvaise, la traduction libre et la traduction littérale, etc. Ce dualisme se trouvera cristallisé dans toute une série de dichotomies qui, peut-être, ne rendent pas tout à fait justice à la complexité du phénomène. En effet, la traduction est entre-deux, compromis, négociation, compensation et la théorisation devrait se situer hors des prises de positions radicales comme nous y invite la question du double.

Car le double est présent dans tous les composants de la traduction, à tous ses niveaux. En théorie, nous l'avons vu, aussi bien que dans la pratique. Le double est à envisager au sens large de dépassement de l'unité, au sens propre comme au sens figuré. Le sens, dans sa duplicité, constitue d'ailleurs un des thèmes qui pourrait être évoqué lors de ces journées par le biais de ses divers éléments constitutifs tels les pôles connotation/dénotation, la polysémie pouvant donner lieu

ou non à jeux de mots ou encore l'allusion (ludant vs. ludé, par exemple). Le double peut également prendre la forme de la répétition qui elle aussi peut se manifester de diverses manières et poser des problèmes variés en traduction : nous pensons ici, sur le plan du discours, à la réduplication, chère à V. Woolf, mais aussi à laquestion spécifique des redondances coordonnées sur le plan de la langue en anglais. Le double peut, toujours sur le plan de la langue, trouver son expression dans le bilinguisme, qu'il soit individuel, collectif ou encore d'édition : on pourra alors s'intéresser à l'auto-traduction, phénomène pas si négligeable qu'il n'y paraît, en particulier qualitativement (mentionnons Nabokov, Greene, Beckett, Huston, Bianciotti pour ne citer que les plus illustres) ; à la situation de bilinguisme, voire de plurilinguisme de certains pays devenus précurseurs dans le domaine de la traductologie (Canada, Belgique, etc.); ou encore aux particularités des éditions bilingues. Si l'on considère que le texte traduit est le double du texte d'arrivée alors on peut voir

dans la retraduction une sorte de mise en abîme de celui-ci. La comparaison de traductions pourra ainsi avoir une place de choix lors de ces journées qui se fixent pour objectif, à l'aune du double,
d'articuler théorie et pratique et de proposer une méthodologie, une approche scientifique et réaliste de la traduction.

La liste des thèmes est loin d'être exhaustive, nous pensons encoreà la dualité du traducteur que certains disent schizophrène, à la traduction à deux mains, voire en équipe, mais aussi à l'écart, aux déformationsentre T.D et T.A, à l'entre-deux, entre perte et gain (cf. la stratégie

de compensation), etc.

Modalités et calendrier :

Les propositions de communication pour la 1ère journée sont à adresser par voie électronique conjointement à Michaël MARIAULE : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! et à Corinne WECKSTEEN : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! sous la forme d'un résumé d'environ une page pour
le 31/03/2009 (les personnes intéressées par la 2nde journée peuvent d'ores et déjà nous faire part de leur souhait de proposer une communication pour cette date-là).

Comité d'organisation : Michaël MARIAULE et Corinne WECKSTEEN.

Coordination scientifique : Michel BALLARD et Carmen PINEIRA-TRESMONTANT

Renseignements auprès de Nathalie CABIRAN au 03.21.60.37.28.