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La traductologie au congrès SAES


Zuletzt aktualisiert: 27 Nov 2009
Dans le cadre du prochain Congrès de la SAES qui se tiendra à l'Université de Lille 3, du 21 au 23 mai 2010, l'atelier «Traductologie» accueillera vos communications. Vous  trouverez le de cadrage de l’atelier ci-dessous.


L’horizon en traduction

Si la notion d'horizon invite à « essayer… de déchiffrer » et à « anticiper », on voit en quoi les traductologues pourront se sentir concernés par elle. Avant même de traduire, le traducteur ne projette-t-il pas le texte initial sur un horizon « atteint » après déchiffrement par un travail où sa subjectivité va poser de nouvelles bornes et tenter de repousser les limites linguistiques?

On pourra tout d'abord se demander comment anglais et français appréhendent l’horizon et donc les idées de perspective, de profondeur, de distance, de flou, de netteté et de perception visuelle qui l’accompagnent nécessairement. Ce sera bien là l’étude « du fini et du non fini, du déterminé et de l’indéterminé » aussi bien sur le plan syntaxique que sémantique qui intéresseront cet atelier.

D’autres plans pourront être abordés, comme celui de l’horizon d’attente du texte traduit, déjà objet de médiation. Il sera ainsi possible de s'interroger sur le rôle du paratexte, autre lieu de médiation, dans la perception de cet horizon d'attente.

En outre, les développements récents de la théorie sont eux aussi concernés par l’idée d’horizon. D'une part, l’oscillation entre le global et le local, marque d’un univers mondialisé, invite la traductologie à questionner la place d’un horizon toujours plus fuyant et à se demander si, finalement, il ne serait pas plus juste d’évoquer une pluralité d’horizons.

Parallèlement, les ancrages culturels forts, de plus en plus marqués en littérature, ne restreignent-ils pas les perspectives, invitant ainsi les traducteurs à refonder les limites de l’original dans leur traduction, tant sur le plan stylistique qu’au simple niveau de l’accessibilité à la compréhension des événements narrés ? Ces horizons se rejoignent-ils dans un geste uniforme et global d’annexion dont la traduction serait le simple instrument ou bien, au contraire, l’impression de fuite se trouverait-elle démultipliée, avec, comme agents d’une résistance au niveau local, les traducteurs, qui négocient  l’intraduisible tout en assurant le passage entre cultures? Dès lors, l’idée d’un espace national pensé comme cadre de la traduction, tel que décrit par Antoine Berman chez les romantiques allemands, se trouve-t-elle démultipliée par ce foisonnement d’horizons ou assiste-t-on à de nouvelles synergies ?

D'autre part, loin de s’uniformiser, la théorie semble se fractionner en horizons multiples (courant sociologique,  ethnologique, anthropologique, post-colonial…), et il paraît donc intéressant, dans ce contexte, d’explorer les limites, ou les bornes, de la traductologie.

Des replis de textes décrivant l’horizon, en passant par la traduction des ouvrages liés aux découvertes de nouveaux horizons spatiaux ou temporels, jusqu’aux considérations d’ordre théorique, l’atelier traductologie invite donc les participants à un tour d’horizon de la discipline et des perspectives qui s’ouvrent à elles.

Merci d'adresser votre proposition de communication avant le 10 décembre 2009 conjointement à :
Christine Raguet : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Ronald Jenn : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!