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Traduction et communautés (Colloque)


Zuletzt aktualisiert: 4 Mai 2006

TRADUCTION ET COMMUNAUTÉS
Université de Bretagne Sud, Lorient, France
Jeudi 6 juillet – samedi 8 juillet 2006

La traduction fait partie intégrante de nos mondes modernes où se côtoient, commercent, échangent toutes sortes de communautés se caractérisant par l'usage de langues différentes. L'individu n'existe pas seul mais participe de plusieurs communautés et contribue à leur construction.

Ces dernières années, c'est surtout le thème de l'identité qui a dominé dans les colloques portant sur la traduction. Mais pour passionnant qu'il soit, ce thème pourrait faire croire que l'identité se réduit à l'individu ou à une seule appartenance sociale. Or, la sociologie nous montre que l'être social participe à plusieurs groupes en même temps et est acteur de communautés différentes. Le but de cette conférence est donc de susciter la réflexion sur la façon dont se négocient les frontières entre communautés à travers le passage entre langues.

Il serait intéressant d'étudier les thèmes suivants :

· Quel est le rôle de la traduction par rapport aux différentes communautés de langues, à d'autres qui ne sont pas seulement linguistiques (genre, minorités) ? On pensera bien sûr aux communautés linguistiques partagées sur deux territoires distincts, mais on pourra aussi envisager tous les cas où la traduction opère sur le même territoire avec ce que cela peut impliquer de rapports de force par rapport à un état centralisé monolingue institutionnellement, dans un état laissant une large autonomie aux régions, dans un état où existent plusieurs langues officielles et/ou d'autres, officieuses ou vernaculaires. Comment s'opère la traduction dans ces types de situation. Elle n'est évidemment pas globale et s'effectue dans des domaines particuliers (le commerce, l'informatique, les arts, la religion, la loi, etc.). Elle affecte aussi certains groupes sociaux et pas d'autres dans une certaine mesure. Cela a-t-il des répercussions sur la façon de vivre sa ou ses langues natales ? Observe-t-on des communautés plus réceptives que d'autres ? Comment les changements dus à la traduction se propagent-ils d'une communauté à d'autres.

· Quel est le statut du traducteur dans les échanges intercommunautaires. N'a-t-il qu'un statut ou plusieurs ? Les expressions « langue de départ » et « langue d'arrivée » veulent-elles dire quelque chose dans toutes ces situations ? Le traducteur sert-il seulement à passer d'une langue A à une langue B ? Son degré d'implication dans des communautés différentes a-t-il un impact sur sa façon de traduire ? La traduction modifie-t-elle sa perception des communautés et les relations qu'il entretient avec elles ? Comment le traducteur se positionne-t-il par rapport aux communautés ? Quelles sortes de prise de parti communautaire le traducteur a-t-il ?

· Comment les pratiques et les produits de la traduction émanant de diverses communautés à l'échelle mondiale diffèrent-elles ? Des communautés différentes au niveau international ont-elles des perspectives différentes sur la traduction ? En particulier, quel autre regard les communautés non européennes portent-elles sur la traduction ?

· Dans quelle mesure la traduction, en tant que pratique communautaire, est-elle politisée ipso facto ? Comment cela se manifeste-t-il en termes de pratique et de processus ? Comment les pratiques contemporaines dominantes devraient-elles analysées en termes de communauté ? Peut-on aller jusqu'à dire que même la traduction publicitaire est politisée de ce point de vue ?

· Comment les communautés informent-elles les pratiques traductives ? Certains types de pratiques peuvent-ils être corrélés avec certaines communautés ? Les effets qui en découlent sont-ils semblables ou dissemblables dans l'interprétation et la traduction ?

· Comment les communautés informent-elles les produits traductifs ? Quels rôles les produits traductifs jouent-ils par rapport aux communautés de départ et d'arrivée, ou aux autres communautés auxquelles appartient le traducteur ?

· En quoi l'enseignement de la traduction a-t-il à voir avec les communautés ? Les méthodes d'enseignement inscrivent-elles le traducteur dans des communautés spécifiques, tant en termes de pratique que d'appartenance ? Les méthodes d'enseignement révèlent-elles ou gomment-elles l'appartenance idéologique aux communautés ?

· Quel est le rôle de la traduction dans la réduction du fossé entre communautés de culture orale et communautés « plus modernes » de culture écrite ? Quelles en sont les ramifications culturelles et idéologiques ? Quelle position le traducteur occupe-t-il en tant qu'intermédiaire, en tant qu'agent du changement ? Quel est l'impact global du traducteur sur le processus « modernitaire» ?

· Comment les modes de traductions informent-ils l'appartenance communautaire dans les auditions d'immigrés et de réfugiés, dans le processus légal, ou toutes autres formes de pratiques traductives où l'appartenance communautaire est vitale ?

· Comment les perspectives sur les relations entre traduction et communautés modifient-elles la théorie de la traduction ? Par exemple, comment les idées concernant la communauté des traductologues influencent-elles la façon dont les traducteurs travaillent ?

D'autres façons d'entrevoir la question de la traduction et des communautés sont encore possibles mais les contributions souhaitées devront s'inscrire dans une dynamique des rapports sociaux et non pas dans une simple description d'états de faits ne reliant pas les phénomènes observés à des rapports sous-jacents.

Propositions de communications

Les langues de travail sont le français et l'anglais.

La date limite d'envoi des propositions de communication est le 28 février 2006. Les propositions, de 600 mots maximum, doivent être envoyées par voie électronique en fichier attaché (Word pour Windows or RTF) à Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!.

Le nombre maximal de communicants est de 40. Les propositions seront examinées par le comité scientifique et sélectionnées en fonction de leur adéquation au thème du colloque.

Les auteurs seront informés de l'avis du comité scientifique vers le 31 mars 2006. Une sélection des communications sera publiée.

Comité scientifique et conférenciers pléniers

Annie BRISSET, University of Ottawa, Canada.

Paul BANDIA, University of Ottawa, Canada.

Michael CRONIN, Dublin City University, Ireland.

Sherry SIMON, Concordia University, Canada.

Maria TYMOCZKO, University of Massachusetts Amherst, USA.

Pour plus de détails concernant les frais d'inscription, l'hébergement, le transport et le programme social, merci de contacter : Professeur Jean PEETERS, Département d'anglais, Université de Bretagne Sud, 4 rue Jean Zay, F - 56 100 Lorient, Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Le site du colloque sera bientôt opérationnel à www.translationcomm.monsite.wanadoo.fr