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Inscrire l'altérité : emprunts et néologismes en traduction


Zuletzt aktualisiert: 8 Sep 2010

CENTRE DE RECHERCHE EN TRADUCTION ET COMMUNICATION TRANSCULTURELLE ANGLAIS-FRANÇAIS / FRANÇAIS-ANGLAIS

APPEL À COMMUNICATION ET/OU À ARTICLE

Palimpsestes 25 / Colloque: 14-15 Octobre 2011

Traduire, c’est avoir affaire à des textes : plongés dans des systèmes de référence, ils construisent des représentations générales prises dans une histoire, un espace, une culture et un système linguistique. Emprunter c’est faire entrer dans une langue une autre histoire, une autre culture, un autre système par l’intermédiaire de mots qui vont s’acclimater dans un nouvel espace sous leur forme d’origine ou en subissant des transformations (d’ordres graphique, phonologique, sémantique). Par ailleurs, la langue ou un auteur peut avoir besoin de créer des mots pour exprimer des notions non encore répertoriées ou pour créer un effet d’étrangeté. Dans quelle mesure un tel effet peut-il être transféré dans une autre langue ? Le passage par la traduction peut-il se faire sans bousculer les règles de formation lexicale et/ou les systèmes syntaxiques ? Peut-on traduire les emprunts sans faire appel à la mémoire, une mémoire qui, bien plus que le souvenir du passé, est construction d’une interprétation, saisie d’un événement passé dans le présent d’une situation de traduction contextuellement éloignée, et décalée ? La mémoire impulse ainsi le mouvement vers l’autre, vers l’étranger d’une représentation génératrice de discours.

Les néologismes posent des problèmes différents car ils sont ancrés dans le présent de l’énonciateur, ce qui soulève non seulement la question de l’écart temporel au cours de l’opération traductive, mais aussi celle d’un possible décrochage stylistique. 

L’effet de la présence d’un « corps étranger » peut-il s’inscrire de façon comparable dans une langue ou dans une autre, dans une culture ou dans une autre sans perturber l’organisation et le sens du texte ?

À l’étude de créations comme l’emprunt ou le néologisme, suscitées par des besoins néanmoins récurrents dans tous types de discours et de textes, on pourra s’attacher à l’hétérogénéité induite par l’intrusion de lexèmes inédits et au rôle crucial du traducteur confronté à la responsabilité de préserver la cohésion discursive et la cohérence du texte.

Les propositions (résumé d’une demi-page en anglais ou en français) plus un court CV devront être envoyés pour le 27 Avril 2011 au plus tard à :

 

Christine Raguet                                                                      Catherine Delesse

Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!                                                            Catherine.Delesse@univ-nancy2.fr           

Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3                                   

Institut du Monde Anglophone

5, rue de l’École de Médecine

75006 Paris