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Diversité linguistique et culturelle, appropriations, réceptions Francophonies, formations à distance, migrances Réflexions épistémologiques et interventions


Zuletzt aktualisiert: 18 Okt 2015

TOURS, 9-11 juin 2016
Appel à communications
Date limite: 15 novembre 2015 (nouvelle date)

Différentes réflexions interrogeant les bases des sciences humaines et sociales (SHS) distinguent au moins deux courants à partir et autour desquels s’instaurent les grandes lignes des orientations principales qui fondent les recherches en SHS (voir notamment les travaux de G. Gusdorf ou G. Steiner). Ces courants se définissent, se partagent, entrent en contradiction, en fonction de choix épistémologiques centrés d’un côté sur des options cartésiennes, rationalistes, utilitaires et, de l’autre, sur une ontologie phénoménologique-herméneutique qui considère que le rationalisme ne peut apparaître que parce que, de manière sous-jacente, un rapport poétique (poïétique) a fait apparaître un monde, qui peut ensuite faire l’objet d’une mise en ordre rationnelle.

Dans cette répartition en deux courants principaux, la question de ce qui sous-tend les langues, langages, discours, paroles etc. (abrégés en L) est cruciale. Lorsque le rationnel est privilégié, ce qui est le cas dans les SHS soutenues par la philosophie pragmato-cybernétique ou analytique et les courants influencés par L. Wittgenstein, on postule que tout ce qui est humain est sous-tendu par des signes, ou réductible à des signes, et donc socialement accessible, d’une manière ou d’une autre, dans une forme d’universalisme. Du côté où est privilégiée une conception du rapport au monde comme « antéprédicatif », « anté-rationnel », on considère que le sensible sous-tend le rationnel et le rend possible, ce qui signifie donc que les SHS ne peuvent pas reposer uniquement sur les signes et le L. Une partie de ce qui est humain, donc de ce qui concerne les SHS ne peut que se « comprendre », sans que de quelconques supports signifiants puissent en servir l’objectivation. Si ce « comprendre » doit se partager, cela ne peut se faire qu’avec des usages poétiques du L, le sens passant « à travers » le L (et non pas « au moyen » du L, comme « véhicule » ou « outil »).

Cela implique donc, dans chacun des cas, un rapport différent au monde, aux langues, à l’altérité et à la diversité – notamment linguistique et culturelle –, à la fois comme moyen de la recherche et de mise en débat de celle-ci. Cela se lit donc aussi au travers des choix d’écritures de recherche, en cohérence avec ces positionnements qui se traduisent différemment dans les mises en œuvre et les mises en scène, les créations et les places faites à l’art, la littérature. Et plus largement cette dimension première de l’écriture n’est pas sans rappeler aussi la place faite à la qualitativité dans les recherches (ses définitions et les implications notamment du point de vue institutionnel : évaluation des articles, des chercheurs).
L’objectif principal de ce colloque sera, à partir de questionnements en sociolinguistique et en didactologie-didactique des langues (plus particulièrement du/des français), de mettre en débat des réflexions issues de ces deux tendances sans en privilégier une plutôt que d’autres, mais en posant la question des choix épistémologiques qui les sous-tendent et des raisons de ces choix qui ne peuvent être uniquement « scientifiques », mais qui sont aussi éthiques, politiques et liées à des manières différentes d’envisager l’intervention des chercheurs dans le champ social. Il s’agira donc d’argumenter sur les façons dont ces options épistémologiques-éthiques-

politiques problématisent respectivement les questions liées à la diversité linguistique et culturelle, en particulier du point de vue des modalités de réception et d’appropriation en jeu, en la matière. Les « terrains » des francophonies, des formations à distance qui interrogent également les distances en formation, des migrances, ainsi que les implications épistémologiques et interventionnistes, incluant la problématique des écritures / mises en forme / mises en scène des recherches seront plus particulièrement convoqués, sans exclure d’autres situations intéressant directement les recherches liées aux langues en SHS.

Les propositions de communications devront être envoyées à Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein! au plus tard le 15 novembre 2015.

Lire la suite: http://dynadiv.univ-tours.fr/activites/colloque-international-diversite-linguistique-et-culturelle-appropriations-receptions-480078.kjsp