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Appel à contributions - Les Langues Modernes 4-2015 « Enseigner et apprendre les langues orientales à l’université : quelles approches ? » - date limite d’envoi des propositions : 15 décembre 2014


Zuletzt aktualisiert: 16 Nov 2014

Publié sur le site de l'APLV le 1er novembre 2014

Coordinatrices :
Monica Masperi (LIDILEM, Université Grenoble Alpes), Lynne Franjié (ILCEA4, Université Grenoble Alpes) et Mariarosaria Gianninoto (LIDILEM, Université Grenoble Alpes)

Dates à retenir :
15 décembre 2014 : soumission des propositions d’articles (1 page, env. 2 500 signes, espaces comprises) aux coordinatrices et au rédacteur en chef
30 janvier 2014 : réponses aux contributeurs
26 avril 2015 : envoi des tapuscrits aux coordinatrices
Juin 2015 : examen des articles par le comité de lecture des Langues Modernes
13 septembre 2015 : remise des articles finalisés selon les commentaires du comité de lecture
Fin décembre 2015 : publication du numéro 4-2015

Contacts :
Monica Masperi : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Lynne Franjié : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!
Mariarosaria Gianninoto : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!)
Copie au rédacteur en chef des Langues Modernes : Pascal Lenoir : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

Orientation du numéro :
Les dernières années ont vu l’essor de l’enseignement-apprentissage des langues orientales (LO), notamment du chinois, du japonais et de l’arabe dans l’enseignement supérieur en France et plus généralement en Europe. Un nombre croissant d’étudiants apprennent ces langues dans des contextes différents, tels que les formations pour spécialistes (LLCE, LEA), mais aussi et surtout dans le cadre du secteur LANSAD en plein développement, ce qui témoigne de la forte valeur d’usage reconnue à ces langues.
La définition assez large des langues orientales regroupe en fait des langues typologiquement très différentes, associées du fait de leur distance par rapport aux langues européennes et d’une histoire à certains égards similaire dans le contexte de l’enseignement supérieur français et européen.
Traditionnellement perçues comme des langues « rares » (bien que comptant des dizaines ou centaines de millions de locuteurs) ou « exotiques », objet d’études savantes, elles deviennent pour des raisons liées à l’histoire récente et au contexte géopolitique (essor économique du Japon puis de la Chine, enjeux géopolitiques du Monde arabe, en particulier avec le « printemps arabe »), des langues choisies pour des raisons principalement pragmatiques (mobilité internationale, projets professionnels) dans le cadre des formations LANSAD ou de la LEA.
Cette mutation importante dans la perception des langues orientales détermine un changement dans les pratiques d’enseignement-apprentissage ainsi que des questionnements quant aux pratiques et modalités d’enseignement, que ce numéro des Langues Modernes propose d’explorer.

Les propositions pour ce numéro des Langues Modernes pourront s’inscrire dans un des axes suivants :
1. Spécificités des langues orientales et approches didactiques
Les langues orientales sont caractérisées par des spécificités représentant parfois des difficultés pour le public francophone (systèmes de dérivation, systèmes graphiques, absences de racines lexicales communes avec le français et plus largement les langues indo-européennes) et présentant des défis et problématiques particuliers (décalage entre l’écrit et l’oral, système morphosyntaxique…) à chacune de ces langues. Comment, par conséquent, enseigner les langues orientales dans le contexte universitaire français et européen ? Comment concilier spécificités des langues orientales et approches didactiques occidentales ? Quels sont les apports du CECRL à l’enseignement des langues orientales et quelles sont les problématiques liées à son application pour des langues extra-européennes ?

2. Le numérique dans l’enseignement des langues orientales
Les TICE jouent un rôle de plus en plus important dans l’enseignement-apprentissage des langues orientales. Où en est donc l’utilisation du numérique dans l’enseignement des LO dans le supérieur français ? Quelles typologies de formations innovantes sont aujourd’hui proposées ou envisagées (formation à distance, hybride, présentiel enrichi…) ? Quelles sont les possibilités offertes par l’emploi des TICE et quelles sont les contraintes techniques rencontrées ? Quel est l’apport des approches collaboratives et des réseaux sociaux à l’enseignement des langues orientales ?

3. Contexte socioculturel et sociopolitique de l’enseignement-apprentissage des LO
Le passage d’un profil prédominant d’étudiant spécialiste LLCE à un nombre croissant d’étudiants spécialistes en LEA et spécialistes d’autres disciplines dans le secteur LANSAD est aujourd’hui en partie lié aux enjeux socioéconomiques et sociopolitiques que représentent les aires linguistiques et culturelles concernées. Comment prendre en compte le contexte socioculturel et sociopolitique dans lequel les langues orientales sont aujourd’hui enseignées ? Comment prendre en compte la modification du profil des apprenants et les motivations qui les incitent à choisir ces langues ? Comment enseigner la langue de communication à des spécialistes d’autres disciplines ? Quelles approches pour la langue des médias et pour la langue sur objectifs spécifiques (spécialités économique, politique, etc.) dans ses aspects lexicaux, phraséologiques, etc. ?

Lire les consignes aux auteurs