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Diversité linguistique, diversité culturelle : Quel avenir pour le français en Afrique et ailleurs ? (Colloque international, Legon, Ghana, 22, 23 et 24 mars 2017)


Zuletzt aktualisiert: 22 Dez 2016

Laboratoire de Recherche en Didactique et Enseignement

University of Ghana

Department of French

Des langues et Littératures en Afrique (DELLA)

ORGANISATION

Laboratoire DELLA du Département de français, University of Ghana, Legon

CO-ORGANISATION

- Università degli Studi di Teramo (Université de Teramo, Italie)
- Département de Linguistique et Littérature Négro-africaine (Université de Douala, Cameroun)
- Centre IRPLAC Ghana

2e EDITION DU COLLOQUE INTERNATIONAL PLURIDISCIPLINAIRE: Education-Linguistique-Didactique & Cultures

22, 23 et 24 mars 2017

THEME

Diversité linguistique, diversité culturelle : Quel avenir pour le français en Afrique et ailleurs ?

LIEU: UNIVERSITY OF GHANA, LEGON (www.ug.edu.gh)
Conférenciers invités
Prof Colette NOYAU (Paris, France),
Prof Kossi Antoine AFELI (université de Lomé, Togo),
Prof Barnabé MBALA ZE (Université de Yaoundé 1, Cameroun)
Prof Bienvenu Koudjo, Enseignant-chercheur, Université A-C, (Bénin)

1- CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET
Le débat autour de la coexistence du français et des autres langues dans l’espace francophone est un débat récurrent qui fait encore surface de nos jours. Ce débat est d’une si brûlante actualité qu’il nécessite, aussi bien de la part des chercheurs que des « usagers » de cette langue, une attention bien particulière.

Cinquième (5e) langue la plus parlée du monde, le français compte aujourd’hui près de 274 millions de locuteurs à travers cinq continents. Selon un récent rapport de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), « la langue de Voltaire se porte bien et s’enracine progressivement en Afrique ». Le rapport précise que ses locuteurs seront au nombre de 767 millions d’ici à 2060, avec 85% de ses effectifs en Afrique. Parallèlement, au contact des différents parlers de l’espace francophone en général, et de l’espace africain en particulier, le français est en train de se renouveler et de se transformer, en devenant ainsi une langue véritablement métisse et universelle. Elle tend à devenir, en Afrique, « une langue africaine » selon Pierre Dumont (1997) ; ce qui confirme, dans la dynamique des rapports linguistiques qui s’opèrent, les influences qu’elle exerce sur les langues africaines et que celles-ci exercent en retour sur elle.

Le rapport périodique de l’OIF sur l’état de la langue française dans le monde publié en 2014, reconnait que le français et son épanouissement dans un monde marqué par la diversité des langues et des cultures, demeurent le socle de la francophonie sociolinguistique. Ce rapport de l’OIF mentionne également que c’est en Afrique que la progression est la plus forte avec une augmentation de locuteurs de 15% en moyenne en Afrique subsaharienne qui atteint même 30% au Sénégal. Dans le domaine du français langue étrangère aussi, toujours selon les chiffres de l’OIF, l’Afrique est en avance avec une augmentation moyenne de ses effectifs d'apprenants de 44%, suivie de près par l’Asie avec + 43%.

Au regard de tous ces chiffres, l’avenir du français en Afrique parait donc prometteur et rassurant. Cependant, s'il y a beaucoup de raisons d'être optimiste sur l’avenir du français, il y a aussi beaucoup de raisons de douter de cet optimisme car les zones d’ombre ne manquent pas.

L’Afrique est un continent multilingue et la diversité de ses langues, parlers et cultures est chose indéniable. On dénombre en Afrique près de deux mille langues différentes. Bernd Heine et Derek Nurse (2000) précisent que l’Afrique compte 2035 langues, soit un tiers des langues parlées dans le monde. Ainsi, avec plus de deux mille langues, l’Afrique offre une variété linguistique impressionnante même si les spécialistes des langues les regroupent en quatre grandes familles. C’est dire que le paysage linguistique africain est abondamment riche et diversifié. L’Unesco a, de ce fait, inscrit l’Afrique en 1991 dans sa Déclaration universelle sur la diversité culturelle. Selon cette déclaration de l’Unesco "La richesse culturelle du monde, c’est sa diversité en dialogue". Or on sait tous que toute situation de dialogue conduit au contact avec une tierce personne, donc avec sa culture qui ne peut se transmettre qu’au travers de la langue.
Considérant cette déclaration de l’Unesco, on peut admettre, sans d’autres formes de procès, que la richesse culturelle du monde réside donc en Afrique puisqu’elle se présente comme un damier linguistique.

De plus, en dehors de cette diversité linguistique endogène qu’on lui reconnait naturellement, le continent africain compte également un certain nombre de langues étrangères qui viennent se greffer à un tissu linguistique déjà pluriel. Il s’agit entre autre des langues indo-européennes telles le français, l’anglais, l’allemand, le portugais, l’espagnol...« imposées » à l’Afrique par la colonisation et qui ont été, dans la plupart des cas, adoptées comme langues officielles dans les pays africains. A ces langues européennes viennent s’adjoindre, de nos jours, plusieurs autres langues étrangères. En effet, l’arabe, le russe et tout récemment le chinois gagnent eux-aussi du terrain sur le continent noir. L’Afrique se trouve donc être un continent d’une densité linguistique sans pareille et un « terrain concurrentiel » entre les différentes langues en présence. C’est dans un tel contexte que le français évolue et, paradoxalement, son avenir selon l’OIF est plutôt prometteur.

A toute cette « concurrence » à laquelle le français doit faire face en Afrique, s’ajoutent d’autres défis notamment la faible qualité des enseignements de cette langue et la non prise en compte effective des langues nationales en Afrique (Maurer, 2010). Tout ceci fragilise les perspectives de progression du français sur le continent noir ou ailleurs dans le monde.

Le présent colloque développera une thématique brûlante avec des regards pluriels sur l’avenir du français en Afrique.

Ce colloque international sera également l’occasion de porter sur les fonts baptismaux le Centre de Recherche, de Perfectionnement Linguistique et d’Action Culturelle (IRPLAC) nouvellement créé à Accra (Ghana), de célébrer la semaine de la langue française édition 2017 au Ghana et de procéder au lancement du 1er Numéro de la Revue inter-universitaire DELLA du Département de Français de l’Université de Legon.

Quatre domaines principaux de recherches sont à l’honneur : Education, Linguistique, Cultures et Didactique des langues. En d’autres termes, ce colloque s’adresse à la communauté des chercheurs en éducation, en linguistique et en didactique, en relation avec un large spectre de sensibilités scientifiques : histoire, sociologie, psychologie, littérature, pédagogie, philosophie, traduction, droit, politique.

2- OBJECTIFS GENERAUX ET SPECIFIQUES
L’objectif principal de ce colloque est de donner l’occasion aux chercheurs de se pencher sur des questions relatives aux rapports entre le français et les langues africaines. Une attention particulière sera également accordée aux rapports entre le français et les autres langues étrangères qui se partagent l’univers linguistique africain. Ces questions ont rapport avec les différents domaines sociaux et constitueront pour les chercheurs une occasion de porter un regard scientifique sur l’avenir du français en Afrique, plus particulièrement sur les contextes d’apprentissage/enseignement de cette langue ici ou ailleurs.

En outre, ce colloque a pour objectif de créer un cadre de rencontres nationales et internationales entre différents chercheurs. Ainsi, il se veut un espace approprié où enseignants, chercheurs et autres acteurs sociaux, Sud-Sud d’une part et Nord-Sud d’autre part, pourront partager leur vision. Il verra la participation non seulement des chercheurs mais aussi des décideurs politiques, de la société civile et des enseignants.

D’un point de vue spécifique, ce colloque a pour objectifs de :
- rassembler les enseignants de langues et chercheurs en éducation
- discuter et mener des réflexions sur la cohabitation entre le français et les autres langues présentes en Afrique,
- échanger sur les différentes expériences faites çà et là dans l’enseignement du français en milieu bi-plurilingue,
- porter un regard critique sur les rapports prometteurs de l’OIF au sujet du français en Afrique,
- porter et recueillir des regards sur la progression et/ou la régression du français en dehors de l’Afrique.
En d’autres termes, ce colloque doit contribuer à clarifier et à approfondir les connaissances sur les dynamiques de la langue française (celles qui l’affectent et celles auxquelles elle contribue) dans l’espace africain comme ailleurs.

3- DES AXES PLURIDISCIPLINAIRES
Le présent colloque va réunir les linguistes, les sociolinguistes, les didacticiens, les littéraires, les acteurs du monde culturel, les pédagogues, les spécialistes des sciences politiques, les juristes et les anthropologues ; autour des axes de recherche suivants :
AXE 1 : La Francophonie, la France et l’Afrique
AXE 2 : Le français face aux autres langues étrangères en Afrique et/ou ailleurs
AXE 3 : Le français en contexte multilingue africain
AXE 4 : Le français comme médium d’enseignement en milieu plurilingue
AXE 5 : Le français langue seconde/ le français langue étrangère en Afrique
AXE 6 : Diversité linguistique, diversité culturelle : quelles cultures d’enseignement du français? 
AXE 7 : Convergence et interaction des compétences dans les pratiques pédagogiques(FLE/FLS)
AXE 8 : Défis de l’enseignement du français à l’ère du numérique
AXE 9 : Droits linguistiques et medium d’enseignement en milieu francophone
AXE 10 : Le français hors d’Afrique : Regards croisés et pluriels
Axe 11 : Usage de la langue française et littératie en Afrique

4- DATES, LIEU ET LANGUES DU COLLOQUE
Dates: 22, 23 et 24 mars 2017
Lieu: Université du GHANA, LEGON (Accra).
5- PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS ET DATES IMPORTANTES
La proposition de communication doit contenir les éléments suivants:
– un titre de 100 caractères maximum (espaces inclus) ;
– un résumé de 500 mots;
– l’identité de l’auteur ou des auteurs (le prénom, le nom, le statut et l’institution d’attache) ;
– les coordonnées des auteurs (adresse, E-mail, téléphone) ;
NB : Les participants devront mentionner, au bas du titre de leur communication, l’axe du colloque auquel se rattache leur communication.
Contact E-mail : Diese E-Mail-Adresse ist vor Spambots geschützt! Zur Anzeige muss JavaScript eingeschaltet sein!

6- UN COLLOQUE SOUTENU ET COLLABORATIF
Le présent colloque connait déjà l’adhésion d’un certain nombre de personnes morale et physique. En effet, plusieurs associations et institutions nationales et internationales ont marqué et continuent de marquer leur adhésion à cet évènement scientifique qui aura lieu à Legon (Accra) en mars 2017. Voici une liste non exhaustive d’institutions sur lesquelles le colloque compte s’appuyer et dont il attend un appui :
- La Présidence de l’University of Ghana, Legon
- La Direction de ORID (Office of Research, Innovation and Development) de l’University of Ghana, Legon
- La Direction du School of Languages, University of Ghana, Legon
- L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)
- Université de Teramo [spécialisée dans les droits linguistiques], Italie
- Département de Linguistique et Littérature Négro-africaine (Université de Douala, Cameroun)
- Centro Studi Sociolingua (promotion de la diversité linguistique) Teramo (Italie)
- Association LEM-Italia (Langues d'Europe et de la Méditerranée), Italie
- Centre d’Etudes Linguistiques et Historiques par Tradition Orale (CELHTO)
- Bureau Union Africaine (UA) – Niamey, Niger
- Académie Africaine des Langues (ACALAN) Union Africaine (UA)-Bamako, Mali
- L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)
- Le GAFT (Ghana’s Association of French Teachers)
- L’UNESCO

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