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(In)sécurité linguistique au travail – Sondage exploratoire sur les langues officielles auprès des fonctionnaires du gouvernement fédéral du Canada


Zuletzt aktualisiert: 28 Jan 2021

Ces dernières années, l’insécurité linguistique est devenue un sujet de préoccupation important pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire, pour les jeunes Canadiens, pour les défenseurs de l’enseignement de la langue seconde et, comme le présent rapport aidera à le montrer, pour les fonctionnaires du gouvernement fédéral égalementNote de fin de texte 1.

L’insécurité linguistique peut se décrire comme le sentiment de malaise, d’inconfort ou d’anxiété ressenti lorsqu’on utilise ou tente d’utiliser sa première langue ou une langue seconde à cause de divers facteurs : environnement, perceptions, relations interpersonnelles, organisation et dimension culturelle et sociale. Elle peut avoir un effet négatif sur la confiance ou l’aisance de la personne lorsqu’il s’agit d’utiliser une certaine langue, par exemple, et le locuteur peut avoir l’impression que, s’il s’exprime dans une langue donnée, il risque de déranger les autres ou de déroger aux normes et principes établis. L’insécurité linguistique peut aussi avoir d’autres répercussions négatives en décourageant l’utilisation d’une langue, au risque d’une érosion de la capacité de l’employer, d’une perte de confiance dans la maîtrise de la langue et même d’une perte du sens de la liberté de l’utiliser, y compris en milieu de travailNote de fin de texte 2.

Dans quelle mesure les fonctionnaires du Canada pourraient-ils ressentir une insécurité linguistique? Comment pouvons-nous les aider à se sentir plus à l’aise d’utiliser les deux langues officielles, le français et l’anglais, en milieu de travail?

Parmi les anglophones qui ont au moins des compétences intermédiaires en lecture, en écriture et en expression orale en français et qui travaillent dans des milieux où l’anglais prédomine, 53 % souhaitent avoir plus d’occasions d’utiliser le français au travail. Parmi les francophones qui travaillent dans des milieux où l’anglais prédomine, 70 % veulent avoir plus d’occasions d’utiliser le français au travail. Étant donné que l’insécurité linguistique en français est un réel problème pour de nombreux répondants francophones et anglophones, l’intérêt exprimé par les deux groupes à l’égard d’une utilisation plus fréquente du français au travail peut être considéré comme encourageant.

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