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Enseignement supérieur

Comment Sciences Po s'est internationalisé

Mis à jour : 25 Déc 2017

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par

A l’Ecole des affaires internationales (qui a opté pour un acronyme en anglais : PSIA, Paris School of International Affairs), plus des deux tiers des élèves viennent de l’étranger. « Presque tout le monde parle deux langues étrangères, c’est incroyable, je n’avais pas vu cela à Harvard ! », s’exclame Alice Jeon, étudiante canadienne en master « Human Rights and Humanitarian Action » après un premier cycle dans la prestigieuse université américaine...

...L’institution, qui garde une image franco-française et politico-administrative, a bien changé en une génération. Elle a pris l’air du grand large. Après avoir transformé son cursus sur le modèle LMD (licence-master-doctorat), ouvert six campus en régions, doublé son nombre de places, multiplié les doubles diplômes et les accords d’échanges avec 470 universités étrangères, Sciences Po compte désormais près d’une moitié d’étudiants non Français. Et les candidatures affluent. « Cette année, explique son directeur Frédéric Mion, les inscriptions en ligne à nos masters par la procédure internationale connaissent pour les premières semaines une croissance impressionnante, de l’ordre de 30 à 50 %, qui reflète sans doute un moment français dans la configuration mondiale actuelle, et qui confirme les hausses annuelles à deux chiffres enregistrées ces dernières années. »

Commentaire de l'OEP : Si tous les étudiants parlent deux langues étrangères, cessons donc de confondre « internationalisation » et « anglicisation », et valorisons dans les classements des universités et établissements internationaux ceux qui sont réellement internationaux donc plurilingues.

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