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La francophonie

Emmanuel Macron défend une francophonie plurielle (Le Monde)

Last Updated: 21 Mar 2018

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LE MONDE | 20.03.2018 à 19h30 • Mis à jour le 21.03.2018 à 09h45 | Par Marc Semo
Le chef de l’Etat a présenté, mardi 20 mars, trente-trois propositions « pour la promotion de la langue française et du plurilinguisme ».
Le ton est inspiré, voire lyrique. Un hymne à la langue française plutôt qu’à la francophonie, qu’Emmanuel Macron veut « décomplexée » et ouverte, récusant toute accusation qu’elle soit « le faux nez d’un passé colonial ». « Le français s’est émancipé de la France, il est devenu cette langue monde, cette langue archipel », a lancé le chef de l’Etat, mardi 20 mars, Journée internationale de la francophonie, devant les académiciens mais aussi devant trois cents étudiants, jeunes et créateurs de tout le monde francophone.

Son objectif affirmé est de faire en sorte que la langue de Molière, la cinquième dans le monde, passe à la troisième place. Il a présenté dans un discours qu’il veut fondateur son « grand plan d’ensemble pour la promotion de la langue française et du plurilinguisme ». Les deux thèmes sont désormais toujours plus intrinsèquement liés aux yeux d’un président qui se refuse « à être un défenseur grincheux du français », selon la boutade qu’il lança début mars en accueillant le premier ministre québécois, Philippe Couillard.

« Il ne s’agit pas de vouloir imposer le français comme la deuxième ou la troisième langue dominante, mais d’être le chef de file d’un combat planétaire pour le pluralisme des langues, des cultures, des idées », a souligné l’écrivain et académicien Amin Maalouf en accueillant au nom de ses pairs le chef de l’Etat sous la coupole.

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