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L’anglais comme langue commune en Suisse : un bien ou un mal? (swissinfo.ch)


Última actualización: 23 Abr 2021

Il n’est pas rare d’entendre des Suisses de différentes régions du pays discuter en anglais. Cela ne fait pas plaisir à tout le monde, mais l’utilisation de l’anglais comme lingua franca est-elle bénéfique ou néfaste à la cohésion nationale?

Ce contenu a été publié le 07 avril 2021 - 13:47

La gestion de la pandémie de Covid-19 a créé des défis en matière de communication entre les régions linguistiques du pays qui doivent être résolus, selon un homme politique de premier plan. «Je pense que cela a été l’occasion de discuter du multilinguisme dans le pays et que ces discussions devraient inclure une modernisation de la loi afin de considérer l’anglais comme l’une des principales langues [...]», a déclaré Sven Gatz, pour qui la situation actuelle est «peu porteuse d’avenir». Il a toutefois reconnu qu’il y aurait de l’opposition. «Il y a déjà beaucoup de gens qui disent que nous devrions d’abord apprendre la langue de l’autre avant de donner la priorité à l’anglais.»

Sven Gatz n’est pas suisse. Il est le ministre bruxellois de la Promotion du multilinguisme et s’exprimait dans le Brussels Times du 16 mars. Si le gouvernement suisse a été critiqué pour sa réponse à la pandémie, personne n’a encore pointé du doigt les quatre langues nationales du pays. Toutefois, les commentaires de Sven Gatz mettent en lumière certains des défis politiques et sociaux auxquels sont confrontés les pays officiellement multilingues, tels que la Suisse, la Belgique et le Canada.

Au début de cette année, un journaliste de la télévision publique suisse alémanique SRF avait interviewé le réalisateur lausannois Jean-Stéphane Bron à propos de son dernier documentaire. Leur langue de communication? L’anglais!

«Normalement, SRF et le journal télévisé Tagesschau souhaitent que les interviews soient réalisées dans les langues nationales respectives», explique la journaliste, Uta Kenter. Cependant, ayant grandi en Allemagne, elle a estimé que son niveau de français n’était pas suffisant pour discuter de la façon de reproduire le cerveau humain sur un ordinateur. Jean-Stéphane Bron pensait manifestement la même chose de son niveau d’allemand.

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