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Enseignement supérieur

Accueil des étudiants étrangers : la France veut remonter sur le podium (Le Monde)

Mis à jour : 27 Avr 2018

LE MONDE | 24.04.2018 à 07h15 • Mis à jour le 26.04.2018 à 16h43 | Par Adrien de Tricornot

Quatrième destination pour les étudiants internationaux, le pays a vu leurs effectifs augmenter de 4,6 % en 2016-2017.

Affichant la plus forte hausse depuis cinq ans, le nombre d’étudiants étrangers en France a progressé de 4,6 % en 2016-2017, atteignant 323 933 personnes, selon les chiffres publiés le 12 avril par Campus France, l’organisme responsable de leur accueil. Ce rebond ne permet pas encore de pavoiser : la mobilité des étudiants a, dans le même temps, progressé de 6,2 % dans le monde. Alors que des ambitions fortes sont exprimées par Emmanuel Macron dans ce ­domaine depuis son élection, l’enjeu est désormais d’inverser la tendance à la perte de « parts de marché ». Voire de reprendre à l’Australie sa place de troisième destination mondiale (après les Etats-Unis et le Royaume-Uni), perdue en 2015 dans le classement de l’Unesco, qui ne prend en compte que la mobilité « diplômante » (hors échanges Erasmus, par exemple).

Or ce « marché » s’étend considérablement : le nombre d’étudiants du monde entier en mobilité est passé, en dix ans, de 2,8 millions à 4,6 millions, et pourrait atteindre 9 millions en 2025, selon l’Unesco. Capter cette élite, qui représente 2,2 % de la population étudiante mondiale, permet d’augmenter le rayonnement futur et l’influence des pays d’accueil et de leur culture. Et génère une forte activité : les seules retombées économiques directes de la présence des étudiants étrangers en France (4,65 milliards d’euros par an) dépassent largement le coût de 3 milliards supporté par l’Etat, selon une étude de Campus France en 2014.
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