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L\'école face à la diversité culturelle

Des cours de français pour ouvrir l’école aux parents d’élèves étrangers

Mis à jour : 30 Déc 2018

En 2017-2018, un dispositif national a permis à près de 8 000 étrangers d’apprendre la langue pour pouvoir accompagner leurs enfants.

Par Julia Pascual Publié le 26 décembre 2018 à 10h27 - Mis à jour le 27 décembre 2018 à 01h33
Il est quatorze heures. Ou deux heures du matin. Ou bien deux heures de l’après-midi. « Mais deux heures du soir, ça n’existe pas. » « C’est un piège », devine l’une des élèves tandis que sa camarade corrige l’exercice au tableau. Et combien y a-t-il de minutes dans un quart d’heure ? Ou comment écrire vingt-quatre heures en toutes lettres ?

A l’école maternelle Marx-Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris, une quinzaine d’élèves s’appliquent autour du temps qui passe. Ceux-là n’ont pas 3 ans, mais 30 ou 40 ans et sont réunis dans le cadre du dispositif national de cours de français gratuits « Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants ». Cofinancé par les ministères de l’intérieur et de l’éducation nationale, il s’est déployé en 2018 dans 477 établissements scolaires, soit dix fois plus qu’à son lancement il y a dix ans. « Le dispositif nous permet de faire découvrir aux parents l’école française et de leur donner les codes d’une scolarité, valorise Angela Dumas, référente du dispositif sur l’académie de Paris. Le vecteur, c’est la langue, mais on est dans l’école et on parle de l’école. »

En 2017-2018, 7 774 parents d’élèves étrangers ont suivi ces cours en France, des femmes très majoritairement. La plupart sont originaires d’Afrique, et en particulier du Maghreb, mais aussi d’Asie, d’Europe de l’Est ou encore d’Amérique du Sud. A l’école Marx-Dormoy, deux fois deux heures par semaine, une quinzaine d’entre elles progressent dans l’acquisition de la langue.
Budget doublé

Devant le succès du programme, « il a été décidé de doubler en 2020 au plus tard le budget consacré à ce dispositif, explique-t-on à la Direction générale des étrangers en France, afin de permettre une augmentation significative du nombre de bénéficiaires et, parallèlement, d’accroître la durée moyenne et d’améliorer le contenu des formations ».

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