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Pour une approche sociodidactique des contextes d'enseignement-apprentissage du français en Algérie : vers l'intégration du plurilinguisme à l'école algérienne


Ultima actualizare: 4 Sep 2016

République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université de BLIDA 2 – Lounici Ali
Faculté des Lettres et des Langues
Département de français

Date limite: 3 septembre 2016

ARGUMENTAIRE
« L’école c’est : ‘viens mais sans toi’ me disait récemment une étudiante qui trouvait dans l’introduction aux origines et fondements de l’approche sociodidactique des échos à un vécu personnel. Par une formule choc et synthétique, cette étudiante résumait ce qui est probablement notre constat commun, à l’origine de nos travaux en sociodidactique. Le constat d’une rupture instituée par l’école entre l’enfant et l’élève ; entre le monde social et le monde scolaire ; entre la vie des langues dans leurs variations et la langue « épurée » des programmes scolaires ; entre les pratiques langagières sociales métissant les langues et le cloisonnement dont elles font l’objet à l’école... » Stéphanie CLERC, 2012, Esquisses pour une école plurilingue. Réflexions sociodidactiques, l’Harmattan, Paris.

En Algérie, comme dans d’autres pays, la présence de diverses variétés de langues est un fait reconnu mais rejeté ou volontairement ignoré (Dolz, 2012). Ce fait, constitue pourtant un élément primordial tant en société qu’à l’école. La langue permet, d’une part, l’établissement et/ou le renforcement des relations sociales et éducatives et rend possible les apprentissages scolaires. D’autre part, elle permet la découverte d’autres cultures pour une meilleure connaissance de soi. Le cours de langue est l’endroit propice pour vivre le contact des langues et des cultures en présence afin d’acquérir une compétence de communication interculturelle.

Ainsi, l’importance d’inclure la compétence interculturelle dans les cours de français, et en général de langue, est donc évidente sur le plan éducatif. Cependant, la question du comment l’apprendre, de sa mise en pratique au niveau de la salle de classe présente encore de nombreuses difficultés. Enseigner la compétence interculturelle ne se limite pas à la transmission d’une quantité de savoirs, c’est plutôt et avant tout l’acquisition d’une posture.

De ce fait, dans le cadre de l’enseignement des langues à l’école, les questions de la diversité linguistique et culturelle et de leur traitement restent problématiques :
Comment prendre en charge la diversité linguistique et culturelle des apprenants ?
Comment mettre à profit les langues en présence ?
Peut-on penser à une école plurilingue ?
Comment gérer les cultures présentes en classe de langue ?
Quelles orientations doit-on donner à la formation des formateurs à l’ère de l’ouverture et de la mondialisation ?
Comment peut-on penser la médiation linguistique et culturelle ?
Par ailleurs, les variétés et variations de langues ont été – et sont toujours – perçues comme une malédiction (Dolz, 2012). En effet, la question des langues en Algérie a, depuis 1962, été prise dans l’étau des idéologies. L’état de la recherche sur les langues, sur leurs statuts, les enjeux liés à leurs reconnaissance/rejet, impliquent des concepts méthodologique et épistémologique qui permettent d’assumer des positions scientifiquement argumentées sur les fonctions que des politiques linguistiques et éducatives gagneraient à adopter en tenant compte de la complexité du terrain algérien (Dourari 2002) (Morsly 2012).

L’objectif est de dépasser les limites des considérations d’ordre idéologique et d’aller vers des perspectives novatrices qui permettraient de réfléchir à une prise en charge institutionnelle des langues en Algérie. Convient-t-il pour ce faire d’approfondir la réflexion sur une didactique de ces langues intégrée à l’école (Rispail 2005) et contextualisée (Blanchet & Asselah-Rahal 2008) ? En fait, tout essai d’aménagement des langues à l’école exige la prise en considération de divers facteurs tels que les langues en contact avec l’environnement scolaire, l’évolution sociale, la pluralité culturelle, etc.

Cette réflexion semble ainsi se scinder en 3 grands volets :
1- Le plurilinguisme/le pluriculturalisme en contexte algérien ;
2- Les représentations sociolinguistiques en contexte scolaire algérien ;
3- Perspectives sociodidactique : vers une école plurilingue et pluriculturelle ?
Plusieurs axes se dégagent de cette réflexion :
- Axe 1 : Les relations entre les langues et leurs pratiques en contextes sociale et scolaire ;
- Axe 2 : Les représentations et les attitudes face aux langues en contexte scolaire et didactique ;
- Axe 3 : Didactique du plurilinguisme et enseignement des langues ;
- Axe 4 : Réalité sociolinguistique et hétérogénéité du profil des apprenants : quelle (s) incidence(s) sur l’enseignement/apprentissage des langues ?
- Axe 5 : Quelle pédagogie interculturelle dans les nouveaux programmes de français en Algérie ?
- Axe 6 : Approche sociodidactique et construction de curricula de formation : enjeux et perspectives.
- Axe 7 : Représentations de soi/représentations de l’autre : de l’identité à l’altérité.

MODALITÉS DE SOUMISSION DES RÉSUMÉS :
Les langues : Les résumés doivent être rédigés en français, en arabe et en anglais.
Nombre de signes : 2500 signes.
Police de caractère : Times New Roman
Taille de police : 12 – interligne simple (1pt)
Citation d’ouvrage : dans le texte (Rispail 2012 : 249)

CALENDRIER :
Appel à contributions : 17-07-2016
Date limite de l’envoi des résumés : 03-09-2016
Retour des avis aux auteurs : 20-09-2016
Date de la journée d’étude : 10-10-2016
Lieu de la journée d’étude : Université de Blida 2
Parution des actes de la journée d’étude : Didacstyle n° 10 - 2017

CONTACT :
Les résumés sont à adresser conjointement aux adresses suivantes :
Această adresă de email este protejată contra spambots. Trebuie să activați JavaScript pentru a o vedea. (Dr. Ouardia ACI. Université de BLIDA 2)
Această adresă de email este protejată contra spambots. Trebuie să activați JavaScript pentru a o vedea. (Mme Djazia HABET. Université de BLIDA 2).

COMITÉ SCIENTIFIQUE :
Président d’honneur : Ahmed CHALLAL (Professeur, Recteur de l’université de Blida 2)
Amar SASSI (Professeur, Université de Blida 2) ;
Amina BEKKAT (Professeure, Université de Blida 2) ;
Attika Yasmine KARA-ABBES (Professeure, ENS de Bouzaréah) ;
Belkacem BENTAIFOUR ( Professeur, ENS de Bouzaréah) ;
Claude CORTIER (MC, Université de Lyon) ;
Claude FINTZ (Professeur, Université Stendhal-Grenoble 3) ;
Dalila Brakni ( Professeure, Université de Blida 2) ;
Fatma FERHANI (MC, UFC d’Alger) ;
Hadj MÉLIANI (Professeur, Université de Mostaganem) ;
Hakim MENGUELLAT (MC, Université de Blida 2) ;
Houda AKMOUN (MC, Université de Blida 2) ;
Karima AIT DAHMANE (Professeure, Université d’Alger 2) ;
Malika KEBBAS (Professeure, Université de Blida 2) ;
Marielle RISPAIL (Professeure, Université de Saint-Etienne) ;
Nabila BENHOUHOU (Professeure, ENS de Bouzeréah) ;
Nacereddine BOUHACEIN (Professeur, Université de Blida 2) ;
Nadia GRINE (MC, Université d’Alger 2) ;
Nawel SACI (MC, Université de Blida 2) ;
Noudjoud BERGHOUT (MC, Université d’Alger 2) ;
Ouardia ACI (MC, Université de Blida 2) ;
Safia ASSELAH RAHAL (Professeure, Université d’Alger 2) ;
Salah Ait CHALLAL (MC, Université Mouloud Mammeri – Tizi-Ouzou) ;
Saliha AMOKRANE (Professeure, Université d’Alger 2) ;
Wafa BEDJAOUI (MC, Université d’Alger 2).

RESPONSABLES DE LA JOURNÉE D’ÉTUDE :
Ouardia ACI & Djazia HABET