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Appel à communications « Jeux (re)jeux et langues dans l’enseignement supérieur »


Ultima actualizare: 18 Oct 2016

Appel à textes pour le Volume 36 N°2 (juin 2017) des Cahiers de l'APLIUT

Dans son ouvrage intitulé L’anthropologie du geste, Marcel Jousse décrit l’homme comme “un animal interactionnellement mimeur” ([1974] 2008) ne pouvant s’empêcher de rejouer les actions qu’il voit autour de lui, actions qui s’im-priment en lui et qu’il ex-prime ensuite au travers de rejeux. L’homme construit donc son identité, son « je » en rejouant les actions du monde. Jouer lui permet de « faire corps avec » et, par là, de mieux comprendre et mémoriser (Lecoq 1997). L’acte de jouer (et de rejouer) permettrait alors d’acquérir des connaissances et compétences en langues tout en se reliant à autrui puisque tout jeu implique une reconnaissance et une adaptation à l’autre.

Si le jeu peut être un amusement, une activité divertissante que l’on pourrait proposer aux étudiants dans une perspective (re)motivationnelle, il reste fondamentalement un comportement qui nous est propre, « quelque chose de profondément anthropologique » (ibid). Dans cet esprit, Berthoz considère qu’il ne peut y avoir d’apprentissage sans action puisque « l’origine de la pensée réside dans la nécessité de bouger » (2009). Les liens entre jeu(x) et apprentissage sont nombreux et tous deux sont des phénomènes éminemment sociaux qui relient l’individu à son environnement. Ils favorisent « la mise en je » de son identité et rappellent le rôle du corps dans la compréhension d’autrui. Le jeu reste néanmoins marginalisé en cours de langue (Lapaire et Masse, 2008 ; Aden 2008).

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