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Langues et travail

Langues étrangères, l'atout de celui qui va plus loin ... (Corriere della Sera)

Mis à jour : 8 Oct 2008

Langues étrangères, l'atout de celui qui va plus loin que l'anglais dans le travail

Voilà pourquoi l'allemand aide encore la carrière

Un article du Corriere della Sera du 30 septembre 2008. Cliquer pour lire l'original 

Berlin est le premier partenaire commercial de l'Italie : presque 700.000 entreprises entretiennent des rapports entre les deux Etats. Le salaire : une nouvelle embauche qui parle allemand peut arriver à gagner 20% de plus des autres.

L'allemand ? Pour les dirigeants italiens, il est stratégique. Si l'on veut instaurer un rapport continu avec une société allemande, il faut parler à ses dirigeants dans leur langue. Non pas par ce que ils ne connaissent pas l'anglais, mais pour les rassurer, pour qu'ils se sentent chez eux. « Avec l'anglais, vous allez partout - explique Alberto Krali, qui enseigne l'allemand à l'université Cattolica et coordonne l'enseignement des langues étrangères à Sciences Politiques - mais avec l'allemand vous fidélisez votre client. »
Parler la langue de ses clients n'est pas seulement une question de coordination technique, mais encore de compréhension culturelle. « Pour mieux se comprendre et réagir de façon efficace à leurs demandes, il est important de rentrer dans leur mentalité » ajoute Krali. Et ceci ne peut se faire qu'en parlant leur langue. Les liens Italie-Allemagne. « Il ne fait aucun doute qu'entre deux fournisseurs de même niveau - précise Krali - une société allemande privilégie toujours celui avec lequel elle peut parler allemand ». Dans un contexte qui voit l'Allemagne comme premier partenaire commercial de l'Italie, c'est un avantage de taille.

La forte complémentarité des deux économies, en effet, met souvent les excellences du Made in Italy au « niveau allemand ». Il suffit de penser qu'en Italie 185.000 PME travaillent pour l'Allemagne, et que 500.000 entreprises allemandes ont des rapports avec l'Italie.

Selon le compte rendu annuel de la Bundesbank, 1054 sociétés à capital allemand sont établies en Italie avec 148000 salariés. Mais le contraire est vrai aussi : en Allemagne il existe 423 entreprises à capital italien, avec 68000 salariés. Pour tous ces travailleurs, la connaissance des deux langues est fondamentale pour leur carrière. Une vitesse de plus.

Krali, qui voit souvent ses élèves embauchés dans des sociétés qui travaillent beaucoup avec l'Allemagne, dans la finance, l'import-export, etc, en est convaincu : « La connaissance de l'allemand donne une vitesse en plus à tout manager » confirme Piergiulio Taino, professeur d'allemand à l'Université Statale de Milan, qui de plus ajoute une donnée psychologique importante « un bon anglais est désormais chose presque acquise. Dans un entretien pour une embauche, il ne représente plus un avantage compétitif, mais une condition nécessaire. La connaissance de l'allemand en revanche impressionne beaucoup, car elle témoigne d'une capacité d'approfondissement qui va au-delà des standards. L'allemand est considéré comme une langue difficile à apprendre et celui qui démontre de le connaître se met tout de suite en valeur comme quelqu'un de tenace qui ne se décourage pas devant les difficultés.

Ce n'est pas un hasard si, d'après les enquêtes des cabinets de recrutement, l'avantage économique résulte clairement et, à même niveau, peut atteindre 20% du salaire, pour un nouvel embauché qui parle allemand.

Conselli Elena