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Politiques éducatives

Promotion des langues à l'université: le projet ENLU

Mis à jour : 4 Mai 2006

Avec l'aimable autorisation de l'AEF, nous reproduisont ci-après l'ensemble de la dépêche N° 64032 du 10 avril sur le projet européen de promotion de l'enseignement des langues à l'Université. Il s'agit d'un des axes majeurs retenus par la Charte Européenne du Plurilinguisme adoptée à l'issue des Assises Européennes du Plurilinguisme les 24 et 25 novembre 2005 à Paris.

Promotion des langues à l'université: le projet européen ENLU accouche d'un réseau d'aide pour favoriser l'apprentissage dans les premiers cycles "Les Européens devraient être capables de parler au moins deux autres langues. J'encourage les universités à mettre en place des projets concrets, à proposer des partenariats. Les conditions actuelles sont excellentes pour avancer dans cette voie: un vent de réforme souffle sur l'éducation", a affirmé vendredi 7 avril 2006 à Nancy Ján Figel, commissaire européen en charge de l'éducation, de la formation, de la culture et du multilinguisme. Il s'y exprimait en clôture du projet européen ENLU (European network for the promotion of language learning among all undergraduates - Réseau européen pour la promotion de l'apprentissage des langues en premier cycle) qui, pendant deux ans, a dressé l'inventaire des pratiques contrastées des universités en la matière, et a étudié l'opportunité de créer un réseau européen des institutions d'enseignement supérieur ayant pour objectif de développer l'enseignement des langues dans le premier cycle. Cette conférence de mise en commun des expériences et bonnes pratiques, réunissant plus de 150 participants venus de toute l'Europe, était organisée par le PUEL (Pôle universitaire européen de Lorraine), mais, en raison du blocage de la faculté des lettres (Nancy-II), où devait initialement avoir lieu la conférence, elle a été hébergée, dans la même ville, dans les locaux de Sciences Po, qui accueille le premier cycle franco-allemand de Sciences-Po Paris.
Les priorités de la présidence autrichienne de l'Union européenne vont à l'harmonisation des politiques des langues au niveau européen et à l'apprentissage tout au long de la vie, indique son représentant, Friedrich Faulhammer, directeur général de l'enseignement supérieur en Autriche. "Dans l'enseignement supérieur, les progrès ont commencé par les progrès des techniques d'apprentissage et la massification. On a besoin de plus de qualité", affirme Albert Hamm, vice-président de l'UFA (Université franco-allemande) et conseiller du ministre de l'Éducation nationale français, le représentant à ces journées. "Les universités doivent réaliser qu'elles ont une responsabilité. Les étudiants doivent pouvoir continuer à apprendre les langues qu'ils ont commencées, en apprendre de nouvelles, et, le plus important, acquérir l'aptitude à en apprendre d'autres", déclare de son côté à L'AEF Wolfgang Mackiewicz, président de l'ELC (European Language Council - Conseil européen pour les langues), de la Freie Universität, à Berlin, qui coordonne le projet ENLU. "Les universités sont autonomes, elles doivent avoir leur propre plan d'action", affirme-t-il.
ENQUÊTES
Avec le PUEL, le Conseil européen pour les langues a réalisé deux enquêtes visant à déterminer "s'il existe, au sein des universités européennes, un consensus suffisant [pour affirmer que] les compétences plurilingues d'un jeune diplômé sont un aspect essentiel de son employabilité, de sa citoyenneté et de son développement personnel, et s'il serait utile de créer une structure européenne plus permanente visant à soutenir les universités dans leurs démarches de promotion de l'apprentissage des langues en premier cycle", indiquent les organisateurs. Ces deux études, menées respectivement à partir de 140 et 180 réponses, essentiellement des présidents d'universités, des responsables des relations internationales, des responsables de départements de langues, et des responsables d'associations étudiantes de 30 pays d'Europe, "justifient la création d'un réseau. Beaucoup demandent qu'il ait un rôle informatif, sur les bonnes pratiques identifiées, et formatif", explique Barbara Vassener, du PUEL. "Les universités voudraient avancer, mais ne savent pas comment. On va les aider", ajoute Wolfgang Mackiewicz, président de l'ELC. Les résultats de la première enquête, intitulée "Marketing survey", sont accessibles sur le site de l'ENLU. Les résultats de la deuxième, intitulée "European consultation", viennent d'être analysés et seront également prochainement mis en ligne.
Le projet ENLU, aujourd'hui achevé, va laisser place au lancement du réseau, qui s'appellera HELP. "Sa forme reste à déterminer, mais il y aura certainement un secrétariat. Une dernière réunion du comité de pilotage d'ENLU va déterminer quels services va proposer le réseau", indique Barbara Vassener. Le e-learning devrait en être un axe. "Nous espérons créer un centre des langues virtuel européen" ajoute Wolfgang Mackiewicz. Une instance d'autoévaluation des actions du réseau pourrait aussi voir le jour.
Les actes de la conférence de clôture devraient être mis en ligne dans une quinzaine de jours sur le site de l'ENLU: http://web.fu-berlin.de/enlu/index.htm  
Contacts:
- Pôle universitaire européen de Lorraine: Barbara Vassener, service d'ingénierie communautaire et internationale, 03 83 17 67 67 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou Magali Rammilien, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
- European Language Council, Freie Universität Berlin, Wolfgang Mackiewicz, +49 30 838 54 501, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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